La Marseillaise
22/09/98


Rectifications de la désinsinformation intoxicante
de FTCI
240 personnes sont abonnés au câble à
Marseille,et atteindre les 200.000 c'est assurement augmenter les problèmes actuels en
conséquence. La connexion ip a ip n'est en aucun cas responsable du changement de
matériel(elle est justement devenue impossible depuis..) ; une société concurrente
utilise du com21 avec ip a ip sans problèmes. La gratuité n'est pas gratuite, car elle
peut causer (et elle l'a fait) des manques a gagner pour des professionnels utilisant
internet (coupures de plus de 10 jours). L'upload n'est point une ressource rare, il
suffit juste d'ouvrir un peu plus les vannes des modems (non mais !!!). Vidéotron
autorise un download de 4 gigas et un upload de 800 mo (et non pas 450 mo dans les deux
sens),chaque mo supplémentaire étant facturé 1 Frs (50
frs pour 50 mo et non pas 50 frs pour 20 mo). Pour la bande passante ,3 k/s en up et down
c'est l'équivalent du RTC ;on ne peut point appeller çela du câble.Quant aux
professionnels comme il est cité dans l'article, vue la liste des abonnés (erreur dans
la mailing list FTC) ce ne sont que des sociétés qui se servent d'internet comme
d'un fax ou minitel (email consultation),et quant au consommateur
"résidentiel", c'est justement le plus gros consommateur,à savoir les jeux en
réseau à 10 mo de l' heure,et à ce train le câble devient vite une
"escroquerie résidentielle". "On ne peut pas allouer 60 % de la bande
passante à 10 professionnels!" Ceci ne veut rien dire, ou alors c'est dire
"c'est comme allouer 100 % de la bande passante à 20 personnes".. Sur
quoi ces chiffres sont-ils fondés ? 100 % à 20 personnes actuellement 200 abonnés = 10
% de bande passante d'un taux inconnu ? ou bien c'est que leur bande passante
actuelle est en réalité juste pour 20 personnes mais que tout est partagé sur 200 ?
Vraiment pas trés clair comme réponse (ils ont l'art de la réponse de type David
Hamilton et Roswell) . Les pertubations sont belles est bien dûes au modem qui apparement
est mieux adapté aux réseaux en fibres optique et non à du coaxial usagé. Ils
ont besoin de ce modèle non pour une supervision, mais seulement pour des
restrictions. Les utilisateurs qui ont branché eux même leurs prises n'ont rien à voir
avec cette dégradation, je suis un de ces utilisateurs ( j'ai un bep en électrotechnique
+10 ans d'expérience)et j'ai eu un mois le motorola.Tout a toujours super bien marché,et
depuis ce nouveau matériel ,plus rien ne va, donc cela vient plutot de l'inadaptation du
com21 (3 experts sont venus de Nantes tout revérifier et mesurer, pas de problèmes de
branchements, pas de problème de niveau sur la ligne retour).
Fin de désintoxication .......



La cour d'appel de Paris vient de donner raison
à l'ART. France Télécom se voit obligé de laisser des câblo-opérateurs proposer
Internet sur le câble à trois millions de foyers. Mais les relations entre l'opérateur
public et ses concurrents restent tendues.
«Plus rien ne s'oppose désormais à une mise en ouvre effective et rapide de l'accès
Internet par câble» pour trois millions de foyers. Telle est la conclusion tirée par
l'ART de l'arrêt rendu par la cour d'appel de Paris et qui clôt un feuilleton qui aura
duré deux ans et demi.
En décembre 1995, est lancé à Paris un service d'accès Internet sur le câble. La
France fait alors figure de pionnière. Depuis, elle a accumulé un retard certain. Bien
sûr, Internet a été lancé depuis sur plusieurs réseaux câblés dits «concessifs»
(où l'exploitant est aussi le propriétaire), dont les réseaux de France Télécom
Câble, pour lesquels viennent d'être retenus les modems câble de Com21. Mais sur 19
réseaux du Plan Câble, dont celui de Paris, le lancement a été gelé durant plus de
deux ans. Pour des raisons qui n'ont rien de technique.
La situation de ces réseaux est plutôt schizophrénique : France Télécom les a
construits et en est propriétaire, mais ils sont exploités et commercialisés par des
câblo-opérateurs privés, Lyonnaise Câble (Suez-Lyonnaise des eaux) et Numéricâble
(ex-CGV, filiale de la Générale des eaux, puis de Canal+).
Sur ces sites, le lancement d'Internet sur le câble nécessitait donc un accord entre le
câblo-opérateur et France Télécom. Et ce dernier a accumulé les obstacles.
L'opérateur voulait que soit pris en compte les «coûts historiques» de construction de
ces réseaux (en clair, les 15 milliards de pertes cumulées du Plan câble), sinon il
«subventionnerait ses concurrents», pour reprendre l'expression de Michel Bon. Le PDG de
l'opérateur explique également que les câblo- opérateurs veulent «faire de la
téléphonie sur le câble sous couvert d'Internet». Même l'intervention du ministre de
tutelle, François Fillon, ne fit pas plier l'opérateur public.
Après un an de négociations infructueuses, les câblo-opérateurs finirent par demander
en avril 1997 à l'ART d'arbitrer le différend. En juillet, le régulateur trancha
plutôt en leur faveur. France Télécom saisit la cour d'appel de Paris. Le 28 avril
1998, le recours de l'ancien monopole a été rejeté. France Télécom n'a pas encore
indiqué s'il se pourvoirait en cassation.
Le recours étant non suspensif, Lyonnaise a déjà entamé le raccordement des abonnés
parisiens (voir ci-contre). Mais sur le terrain, France Télécom continue apparemment à
faire de la résistance. Pour Dominique Roux, membre du collège de l'ART, l'arrêt de la
cour devrait éviter des manouvres dilatoires : «La cour stipule que France Télécom
devra respecter le calendrier des travaux fixé par l'ART.»
LES CONTENTIEUX SE MULTIPLIENT
L'Afopt (association regroupant Cegetel, Bouygues et Colt) a déposé deux recours contre
l'offre d'accès Internet dans les écoles de France Télécom. Le premier, portant sur
l'offre elle-même, est déposé auprès du Conseil de la concurrence. L'Afopt estime que
les prix de l'offre sur les communications locales sont «prédateurs». De plus, la vente
couplée de communications locales et le transport de données IP constitueraient un abus
de position dominante. Le second, déposé auprès du conseil d'Etat, porte sur
l'homologation de cette offre par le gouvernement. Ce dernier n'a pas, selon les
opérateurs privés, pris en compte son impact sur la concurrence.
De son côté, France Télécom attaque aussi bien l'ART (Internet sur le câble) que son
propre actionnaire, l'Etat. L'opérateur a déposé devant le conseil d'Etat deux recours
contre le décret sur l'interconnexion et celui sur son cahier des charges. Pour les
services où il n'y a pas de concurrents sur le marché, il conteste l'obligation de fixer
des objectifs tarifaires pluriannuels, ce que la loi n'imposait pas. Le monde
Informatique
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